Un coup de pouce au partitionisme
le 19 janvier 2004
La Loi 9 adoptée en vitesse avant le congé des fêtes de noël par le gouvernement Charest ouvre la porte à la défusion des arrondissements de l'ouest de l'île de Montréal. Par le fait même, il fera revivre les conseils municipaux anglophones qui ont par le passé votés des motions de partition. Ces conseillers oublient bien évidemment que les municipalités ne sont pas des gouvernements, mais des administrations qui tirent leur légitimité de l'Assemblée nationale du Québec. Aveuglés par leur peur de voir le Québec devenir un état souverain, ils n'hésitent pas à favoriser des politiques porteuses de déchirements sociaux. Pour eux le sophisme de P.E. Trudeau bien connu "Si le Canada est divisible, le Québec l'est aussi" leur sert de caution morale. Or le Canada est une fédération d'états - les provinces - et non un état unitaire. Par conséquent le Québec, comme les autres provinces d'ailleurs, constitue un état indivisible et déjà souverain dans certains domaines. Cela n'a rien à voir avec les municipalités, qui n'existent que par la volonté des assemblées législatives et de l'Assemblée nationale du Québec.