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De la petitesse de notre premier ministre
le 2 février 2004
Lors de la récente visite de Jean Charest en Europe, un industriel allemand, possédant des installations au Québec, déclarait que si ce dernier avait choisi la voie de la souveraineté en 1995, son entreprise n'aurait peut-être pas investi chez nous. Derrière lui, on pouvait apercevoir un Jean Charest tout souriant. Voilà donc notre Premier ministre qui se réjouit qu'un étranger manifeste son intention de punir les Québécois qui choisiraient, par un processus d'autodétermination démocratique, d'accéder à leur pleine liberté politique. Ceux qui soupçonnaient que les habits de chef d'État étaient trop grands pour M. Charest pourront certainement y voir que leurs craintes étaient fondées. Que M. Charest soit un adversaire de la souveraineté du Québec est une chose, mais qu'il se réjouisse qu'on veuille punir les Québécois pour les choix démocratiques qu'ils feraient relève toute la petitesse du personnage. À moins bien sûr qu'il n'ait jamais renoncé à son grand rêve, celui de devenir un jour Premier ministre du Canada. Cela expliquerait bien des choses en vérité.
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