L'échec prévisible du Conseil de la fédération
le 15 mars 2004
Au cœur du programme constitutionnel du PLQ, on trouve le Conseil de la fédération. Présenté comme une grande victoire par J. Charest, ce n'est, ni plus ni moins que le résultat de l'effritement de notre influence à Ottawa. Le Québec n'y est qu'une province parmi d'autres au sein d'une assemblée de premiers ministres lobbyistes et qui sont perçus comme d'éternels pleurnichards par le gouvernement fédéral. Ce Conseil est une si grande réussite (!) qu'à la suite de leur dernière rencontre, les premiers ministres des provinces n'ont rien trouvé de mieux que de lancer une campagne de publicité dans les médias pour tenter de forcer le gouvernement fédéral à leur transférer une partie de ses énormes surplus afin de financer la santé, la priorité des priorités des Québécois et des Canadiens. Voilà donc les premiers ministres des provinces qui utilisent de l'argent provenant de nos impôts, pour payer des publicités afin de récupérer ce que nous avons donné au gouvernement fédéral. Bref, non seulement devons-nous payer des impôts, mais il faut également investir temps et argent pour tenter de les récupérer. On croit rêver ! Il faut dire que la situation ne s'améliore pas en ce qui touche les paiements de transfert. En 2002-03, le Fédéral donnait 9,3 milliards au Québec en vertu du programme de péréquation. En 2003-04 ces paiements étaient ramenés à 8,5 milliards, et pour l'année en cours, on prévoit une somme de seulement 7,4 milliards de dollars. Et que réponds notre cher premier ministre, M. Jean Charest à l'opposition péquiste qui s'indigne de la situation ? Eh bien, sans rire, il dit : « Il y a une nouvelle ère de collaboration qui n'existait pas à votre époque et qui était impossible parce que ça allait contre vos convictions personnelles ». En somme, tout va très bien Madame la Marquise. Jean Charest nous avait habitué à s'écraser, mais là, il se surpasse. Par comparaison, Robert Bourassa ferait office de géant tellement M. Charest est minuscule.