Citations
Pierre Bourgault
(1934 - 2003)
Citations de Pierre Bourgault

« On aurait tort de vouloir réduire un désir naturel de liberté à une simple réaction de ressentiment. » - 1961

« Qu'ils se soient appelés Duplessis, Sauvé ou Lesage, nos chefs d'État se sont tous heurtés rapidement aux barrières qu'impose à notre évolution le gouvernement central, par une habile exploitation des obscurités de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique. » - 1961

« Cela ne va pas sans difficultés, cela est certain, mais les avantages de l'indépendance sont si grands que ces peuples n'ont pas hésité à s'engager dans la lutte pour leur libération. » - 1963

« Si nous nous regardons le nombril, il est évident que nous nous trouvons petits, faibles, sans défense. Si, par ailleurs, nous nous comparons, nous nous apercevons rapidement que nous sommes beaucoup plus forts que nous ne l'imaginons. » - 1964

« Nous indépendantistes, nous aspirons à l'internationalisme mais nos adversaires annoncent qu'ils veulent nous provincialiser de plus en plus. » - 1965

« Nous savons qu'il est difficile pour un individu d'assumer une vie adulte, de se sevrer de ses parents. Nous savons qu'il n'en va pas autrement pour les nations et qu'il nous serait beaucoup plus facile de rester dans la Confédération que d'assumer l'indépendance du Québec. » - 1965


« Nous avons dit et répété que l'indépendance n'était pas une récompense pour les peuples parfaits: elle vient au début de la libération des peuples elle n'en est pas le couronnement. »     - 1965

« Non, l'indépendance n'est pas une récompense, c'est un effort. Non, l'indépendance n'est pas une solution, mais un instrument - un instrument essentiel » - 1966

« Il est parfaitement naturel que les anglais, en grand nombre, luttent contre l'accession du Québec à l'indépendance. Mais il est absolument anormal, aberrant, incompréhensible et dangereux, qu'ils le fassent tous. » - 1978

« Je n'ai jamais compris pourquoi le nationalisme "canadian" de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que mon nationalisme québécois. Je n'ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d'autorité, rester attaché au Canada. » - 1994

« Nous ne voulons pas être une province "pas comme les autres", nous voulons être un pays comme les autres. »

« J'ai souvent passé pour un extrémiste parce qu'on croyait que l'indépendance était une solution extrémiste. C'est tout à fait ridicule. Dans ce cas, tous les pays indépendants seraient extrémistes. Seuls les colonisés peuvent traiter d'extrémistes ceux qui parlent de l'indépendance. »

« Pour moi, 60 à 65 pour cent représente un votre démocratique, 80 pour cent un vote xénophobe et 97 pour cent... c'est un vote carrément raciste. »
- 1995 (sur le vote anglophone qui aurait été de 97 pour cent pour le Non selon un sondage)
Photo QL014
La carrière politique de cet homme originaire d'East Angus, dans les Cantons de l'Est, commence au sein du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), dont il devient le président en 1964. Ses discours enflammés sont une des marques de commerce de ce jeune parti indépendantiste qui obtient 6 % des voix, mais aucun siège, lors de l'élection générale provinciale du 5 juin 1966. Après le sabordement du RIN au profit du Parti québécois (PQ) de René Lévesque, en 1968, il défend sans succès les couleurs du PQ lors de l'élection générale du 29 avril 1970. Journaliste, professeur, auteur d'une quantité importante d'ouvrages politiques ou autres, il demeure un tribun recherché et un défenseur passionné de la cause souverainiste. En 1994-1995, il agit brièvement à titre de conseiller du premier ministre Jacques Parizeau. En 1997, il reçoit le prix Georges-Émile-Lapalme qui souligne son travail inlassable en faveur de la qualité et du rayonnement de la langue française.

source: Le bilan du siècle, site de l'Université de Sherbrooke
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